Nouvelle-Zélande: l’éruption meurtrière du volcan Whakaari

Lundi 9 décembre à 14 h 11, le Mont Whakaari en Nouvelle-Zélande est entré en éruption : l’île a rapidement été recouverte de cendres. Au moment de l’éruption, des touristes se sont retrouvés pris au piège.

L’île volcanique de Whakaari / White Island, découverte par le capitaine Cook en 1769 est située à 48 km du littoral de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. C’est le système volcanique le plus actif de Nouvelle-Zélande, édifié par une activité volcanique continue de 150 000 ans sous l’effet de la subduction de la plaque pacifique sous la plaque indienne.

Le 9 décembre, le volcan en question est rentré brièvement en érruption et à fait environ une cinquantaine de victimes principalement australiennes, en croisière à bord de l’Ovation of the Seas. Le bilan au 24 décembre est de dix-neuf morts et de vingt-quatre blessés graves.

Suite au drame, les services de secours n’ont pu évacuer tous les cadavres pour des raisons de sécurité, notamment à cause des niveaux de gaz toxiques (CO2, H2S et SO2). C’est pourquoi, le niveau d’alerte reste à 3 (et le code pour l’aviation à orange), malgré la baisse relative de l’activité volcanique et la fin de l’éruption.

Vers une enquête criminelle?
Depuis, l’île a été fermée. Cependant, la présence de près de 50 touristes sur un territoire volcanique en niveau d’alerte 2 pose question et les service de Police de Nouvelle-Zélande pourraient ouvrir une enquête criminelle.

Plusieurs indicateurs pouvaient en effet annoncer une éruption sur l’île : des déformations du sol, qui trahissent une pression anormale sous la surface ou des mouvements de la croûte terrestre ; des émissions de gaz plus fortes qu’à l’accoutumée notamment. La plupart de ces signes sont invisibles à l’œil nu et nécessitent des instruments spécifiques pour être repérés.

En l’occurrence, aucune déformation suspecte n’avait été détectée par les géologues étudiant l’île. Plusieurs rapports avaient néanmoins fait état de “quelques convulsions ressemblant un peu à des geysers, ainsi qu’une légère hausse des émissions de gaz et des bruits sismiques” ce qui a conduit les autorités a relevé le niveau d’alerte en novembre, suite à ces observations.

Pour l’heure, le bilan continue de s’alourdir avec le décès supplémentaire de l’un des blessés à l’hôpital. Selon les médias néo-zélandais, il s’agit d’un père de famille du Victoria, dont une fille a succombé à ses blessures et une autre serait toujours soignée dans un hôpital, à Melbourne. 

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