Namibie: le plus grand massacre d’otaries au monde, passé sous silence

Tous les ans plus d’une centaine de milliers d’otaries sont massacrées sur les plages de la Namibie et ce dans l’indifférence la plus totale. Il s’agit de la plus grande tuerie d’otaries au monde.

Sur les plages Cape Cross et Atlas Bayde dans le sud de l’Afrique, en Namibie se déroule tous les ans, pendant 5 mois, le plus grand massacre d’otaries à fourrure au monde.

Le prétexte de cette tuerie serait le trop grand nombre d’otaries qui épuise la ressource en poissons dans ce pays de seulement 2,5 millions d’habitants.

De ce fait, 91 000 otaries du Cap (Arctocephalus pusillus) avaient été décimées en 2012. Cette année, le gouvernement namibien a autorisé la chasse de 80 000 bébés otaries et 6 000 mâles. Les permis de chasse ont été délivrés par le ministère des Pêches et des Ressources marines.

L’otarie bouc émissaire:
Pourtant, il semblerait que la vraie raison de la diminution des ressources en poissons serait en réalité la conséquence partielle des chalutiers internationaux qui viennent pêcher (parfois illégalement) sur les littoraux des pays d’Afrique de l’ouest.

Le prétexte des poissons serait en réalité employé dans le but de dissimuler un trafique plus sérieux de fourrure, de graisse , vendue comme « complément alimentaire santé » ou encore de peaux pour fabriquer des bottes et autres articles de luxe. En ce qui concerne les mâles, les parties génitales peuvent servir également de produits prétendument aphrodisiaques, ce qui laisse croire à des trafiques similaires à ceux du braconnage…

Le plus grand et le plus silencieux des massacres:
Ces tueries au beau milieu de réserves naturelles sont particulièrement révoltantes. Lors de ces massacres annuels, les chasseurs se rassemblent pour encercler les otaries sur les plages avant de les frapper à la tête pour tenter de les assommer. Or, les chasseurs manquent souvent la mise à mort de ces animaux et l’agonie peut souvent s’éterniser.

Ces images, tournées en juillet 2013 par l’ONG Earthrace Conservation, montrent des dizaines de bébés frappés à mort par des hommes munis de sortes de manches. Un massacre immonde dans un pays prisé par le tourisme de luxe et dont personne ne parle.

En effet, à ce jour, seuls deux pays dans le monde persistent dans ces pratiques barbares : le Canada et la Namibie. Pourtant la chasse en Namibie, qui est la plus grande du monde, fait beaucoup moins parler d’elle que la chasse aux phoques du Canada…

L’otarie du Cap qui est inscrite à l’Annexe II de la CITES et qui bénéficie donc d’une protection renforcée afin d’éviter que sa population ne s’effondre, n’est pourtant pas encore considérée comme en danger d’extinction selon l’UICN. Malgré ces massacres organisés, son statut ne lui permet donc pas à ce jour de mettre fin à la tuerie de son espèce sur les plages en Namibie.

Pour manifester contre cette pratique, des militants ont donc décidé en 2012, de lancer une campagne internationale de boycott visant toutes les industries clés de la Namibie. Une mesure destinée à faire pression sur le gouvernement mais qui n’a pourtant pas porté ses fruits, puisqu’en 2019, le massacre des otaries à fourrure continue.

Afin que ce combat ne tombe pas dans l’oubli, l’organisation Fourrure torture a décidé de mettre en place une pétition et invite chacun à se mobiliser pour faire arrêter le massacre.

Pour en savoir plus sur la pétition, cliquez ici.


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