La sériciculture: 1500 chrysalides tuées pour 1 mètre carré de soie

Tout le monde connaît la soie, cette matière qu’on retrouve partout et qui n’existerait pas sans l’intervention des vers à soie. En revanche il semblerait que peu sachent réellement l’horreur de sa production, car pour produire de la soie les insectes sont tués massivement et les cocons dérobés. Zoom sur cette industrie:

Matière de luxe utilisée partout dans le monde, la soie est produite par la chenille du papillon Bombyx du mûrier, une espèce qui n’existe pas à l’état sauvage et qui a été sélectionnée génétiquement par l’homme au sein des élevages désireux d’avoir une soie de qualité.

Cette fibre avec laquelle les vers à soie tissent leur cocon au 33ième jour de leur vie (une enveloppe externe destinée à les protéger durant le stade nymphal) est très prisée et répandue dans le monde entier.

Malheureusement pour les vers à soie, aucun de ceux exploités pour cette matière n’aura la chance de se transformer en papillon, car, pour obtenir de la soie, les vers sont ébouillantés ou gazés vivants dans leurs cocons afin de défaire ces derniers et de permettre aux travailleurs de collecter les fils de soie.

En effet, lorsque la chenille s’enferme dans son cocon, elle est récoltée par les sériciculteurs, dont certains sont des enfants forcés à travailler et qui se chargent ensuite d’extraire les fils de soie en plongeant les cocons dans l’eau bouillante ou en les gazant. Ainsi on apprend qu’il faut massacrer 6 600 vers pour produire un seul kilogramme de soie.

Cette cruauté a été notamment dénoncé par l’ONG PETA qui milite pour les animaux et avertit sur son site à propos des éventuels alternatives à cette matière – « De nombreuses personnes troublées par la cruauté de la production de soie conventionnelle se sont tournées vers des alternatives soi-disant sans cruauté, appelées « soie pacifique » ou « soie ahimsa ». Bien que les vendeurs affirment que ces matériaux furent produits à partir de cocons collectés après que le papillon en est sorti naturellement, aucun organisme de certification n’existe pour garantir le respect de ce cahier des charges, et des cas de soie conventionnelle vendue comme « soie pacifique » ont été signalés.  »

Vous l’aurez compris, l’industrie de la soie engendre la souffrance d’insectes!
Les seules véritables options sans cruauté animale sont celles qui ne requièrent pas (en toute logique) l’utilisation des animaux!
Il existe fort heureusement de nombreux tissus de luxe qui ne font de mal à personne, comme le nylon, le polyester, le Tencel, les fibres de graines et de cosses d’asclépiade, les fibres issus du kapokier et la rayonne. Alors rassurez-vous, vous pourrez toujours trouver votre bonheur ailleurs et sans souffrance!

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