Le Flygskam: ce mouvement écologique qui consiste à refuser de prendre l’avion

De plus en plus courant, ce phénomène particulièrement présent dans les pays scandinaves fait de plus en plus parler de lui. En effet, de nombreux citoyens préfèrent à ce jour voyager en accumulant des heures de train plutôt que de prendre l’avion. Leur motivation? Ils se soucient de l’environnement et plus particulièrement de la pollution de l’air.

Le terme “flygskam” signifie en suédois “la honte de l’air” ou plutôt, la honte de prendre l’avion. Comme ce dernier l’indique, ce mouvement est né en Suède. Un pays très concerné par les vols en avion. En effet, les Suédois prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, ce qui fait que certains citoyens Suédois, se sentent particulièrement touchés par les effets de la pollution aériennes et préfèrent s’engager à voyager autrement.

Parmi les porteurs de cette idée, un homme avait fait parler de lui dans le Figaro, le 7 avril 2019, en affirmant qu’il n’hésitait pas à effectuer une quarantaine d’heures de train, pour relier Stockholm (suède) à son domicile à Turin (Italie.) On appellerait ces personnes les“trainBrag” autrement dit « ceux qui sont fiers de prendre le train. »
À Helsinsborg, dans le sud de la Suède, une salle de concert a même commencé à refuser d’accueillir les artistes qui voyageraient en avion.

Des résultats encore peu mesurables:
Il semblerait que les effets du flygskam ne soient pas encore réellement mesurables, bien que l’économie de CO2 semble ne faire aucun doute.
En effet, le transport aérien, y compris le fret, représente aujourd’hui 2 à 3 % des émissions mondiales de CO2.

Les émissions de gaz à effet de serre sont les moteurs du changement climatique plus que tout autre chose. Réduire la quantité de CO2 que nous pompons dans l’atmosphère pourrait ainsi réduire de manière notable les dommages que nous causons à la planète. En 2017 une étude avait d’ailleurs révélé que prendre le train plutôt que l’avion permettrait d’économiser des dizaines de litres de carburant entre plusieurs villes d’Europe occidentale. Plus nous serons donc de voyageurs à nous passer de l’avion, plus l’impact écologique de cet engagement sera quantifiable.

Enfin pour conclure, si il est impossible de se passer entièrement des avions, fondamentalement, vous l’aurez compris, la meilleure façon de réduire les émissions liées au transport aérien reste aujourd’hui de ne pas voyager quand c’est inutile. La technologie peut aider à atteindre cet objectif. Au lieu de voyager à des conférences, les travailleurs peuvent participer à des livestream. Des séances de formation et des réunions peuvent être organisées virtuellement, et des voyages plus courts peuvent être effectués en train.


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