Menace d’une Grève des IVG par le Syndicat des gynécologues!

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a évoqué une inadmissible « prise en otage des femmes » pour satisfaire leurs revendications.

Décidement le Syndicat national des gynécologues-obstétriciens (Syngof) ne cesse de faire parler de lui! Après le tollé suscité autrefois par les propos anti-avortement de son président, le Syngof est de nouveau au cœur des critiques. Afin de se faire entendre du ministère de la santé et d’obtenir la satisfaction d’une revendication concernant le fonds de garantie de la profession, le 12 mars, le Syndicat des gynécologues a appelé environ 2 000 de ses adhérents à faire une grève des interruptions volontaires de grossesse.

Mercredi, la fuite du courriel sur les réseaux sociaux a valu au syndicat une série de sévères recadrages, dont celui de l’ordre des médecins, pour qui brandir une telle menace est « totalement contraire à la déontologie médicale.» Pourtant, bien qu’il pointe des « conséquences potentiellement dramatiques », contacté par nos confrères du Parisien, l’Ordre estime qu’il est « prématuré » d’évoquer des sanctions. Des propos consternants quand on sait que la responsabilité de les appliquer lui revient.

De leur côté Agnès Buzun et Malène Schiappa se sont également montrées réactives:
Dans un communiqué, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a dénoncé le « caractère inadmissible de ces menaces qui vont à l’encontre du respect inconditionnel du droit à l’IVG garanti dans notre pays.» Elle a également déclaré qu’il s’agissait d’une « prise en otage des femmes » pour satisfaire leur revendication.

Marlène Schiappa quand à elle, a pointé « un chantage inacceptable ». Depuis le siège des Nations unies, à New York, où elle prononçait justement un discours sur l’IVG et les droits sexuels et reproductifs, la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes a rappelé que « partout dans le monde les droits des femmes sont menacés, parfois par des gouvernements, parfois par des groupes d’intérêt, des ONG, des syndicats ». « La simple existence de ces menaces est une honte », a-t-elle averti.

De leurs côtés, les internautes non plus n’ont pas manqué de réagir:
Après la publication de cette menace de grève, les internautes et les pages féministes ont vivement critiqué et dénoncé cette décision. En effet depuis plusieurs jours les avis circulent et la colère s’est répandue. Un appel a été lancé sur Twitter visant à contacter l’Ordre pour réclamer des sanctions contre le Syngof. Selon son instigatrice, une militante féministe, ce jeudi en fin de matinée, plus de 1700 mails ont été envoyés au conseil national de l’Ordre.

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