Un scientifique misogyne a été exclut par le CERN en raison de ses propos choquants sur les femmes

L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (aussi désignée sous l’acronyme CERN) a retiré jeudi le statut de conférencier du professeur Alessandro Strumia. Ce dernier avait tenu des propos sexistes lors d’un atelier et des scientifiques l’avaient dénoncé par la suite sur les réseaux sociaux.

Le CERN qui est le plus grand centre de physique des particules du monde a décidé de couper tout lien avec Alessandro Strumia, un scientifique italien qui avait affirmé que la physique était une affaire d’hommes et accusé les femmes de s’arroger des postes au nom de la parité.

Ce professeur de l’université de Pise, avait tenu ces propos scandaleux lors d’un atelier organisé en septembre à Genève par le CERN sur le thème «Théorie des hautes énergies et genre». Plusieurs femmes scientifiques étaient présentes à cet atelier et s’étaient offusquées de ses paroles.

Suite au scandale, le CERN avait suspendu sa collaboration avec ce professeur. Jeudi, il a annoncé qu’il avait décidé de mettre un terme définitif à ce partenariat. «Au terme de sa propre enquête, le CERN a décidé de retirer au professeur son statut de conférencier», a indiqué le centre de recherche dans un communiqué.

Il semblerait d’après l’enquête que l’université italienne de Pise avait déjà réprimandé Alessandro Strumia. Auparavant, le scientifique italien avait laissé entendre que les hommes feraient face à une discrimination croissante dans le domaine de la physique. Il avait notamment expliqué que le rôle croissant des femmes dans la science physique n’était pas lié à leur qualification, mais aux débats sur les questions de genre et de parité. «La physique a été inventée et construite par les hommes, on n’y entre pas sur invitation», avait-il déclaré par écrit sur une diapositive.

Marie Curie, un exemple de femme scientifique. Prix Nobel de physique en 1903, prix Nobel de Chimie en 1911, elle est non seulement la première femme nobélisée mais aussi la seule à l’avoir été deux fois. Elle est aujourd’hui une icone du féminisme en science.

Rappelons que seuls 9% des professeurs des universités en physique nucléaire sont des femmes et que cette proportion est de 26% pour les maîtres de conférences. En physique générale, les femmes représentent à l’heure actuelle 10% des directeurs de recherche du CEA, 26% des chargés de recherche et 14% des directeurs de recherche au CNRS. Quant au CERN, il ne recense que 20% de femmes dans l’ensemble du personnel. Pourtant il est dirigé pour la première fois, depuis 2016 par l’une d’entre elles, l’Italienne Fabiola Gianotti.


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