Surpopulation: la bombe égoïste de l’humanité

Alors que la terre va de plus en plus mal, l’humanité, elle, ne cesse d’augmenter. Un contraste affligeant quand on sait que la sixième extinction massive des espèces animales a déjà commencé. En effet, tandis que les espèces disparaissent à un rythme alarmant, soulevant avec elles la question de notre propre survie, les humains eux, revendiquent le droit d’enfanter sans retenue. Mais quel prix cela a-t’il?

Les relations des hommes avec la nature ne peuvent plus être celles d’autrefois, lorsqu’il n’y avait sur terre que quelques ressources, que l’on vivait de chasse et de cueillette dans nos petits vallons.. Nous sommes maintenant sept milliards, et il n’y a pas assez de petits vallons.

Le monde d’aujourd’hui connaît une crise à base de pollution intensive, présence des microplastiques partout, réchauffement climatique, saturation à venir des déchets nucléaires, chômage qui augmente, maladies foudroyantes qui nous touchent de plus en plus jeunes, immigration climatique à venir et bouffe chimique dans nos assiettes. (Assiettes qu’on doit remplir vite et mal, avec de grandes quantités.) On respire de la merde, on mange de la merde et alors qu’on en a conscience, on s’apprête pourtant à passer le seuil des dix milliards d’êtres humains d’ici 2050…

L’humanité de plus en plus utopiste:
Pendant qu’on souhaite individuellement soigner toutes les maladies, se reproduire sans retenue et avoir le droit de tous travailler et de tous consommer, l’ensemble de l’humanité semble s’enfoncer dans une certaine utopie.
N’est-ce d’ailleurs pas là le problème? On veut toujours se soucier de son petit nombril, ignorant qu’on est des milliards d’humains qui ne pensent qu’à eux, tout comme nous.

Alors si personne ne se mouille parce que c’est « aux autres de le faire », qui le fera réellement?

Les hommes et leurs petits nombrils sont-ils condamnés à devenir les victimes de leur propre négligence en matière environnementale? La réponse est oui. L’humain a été désigné par une étude publiée dans Science Advances comme le seul responsable cette fois-ci, du taux d’extinction des espèces qui pourrait être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives. Et ce n’est pas tout!

En plus de détruire les animaux, nous détruisons aussi la terre!
Selon un rapport de la banque mondiale le fait que la terre aille mal en raison du réchauffement climatique, de la pollution et de l’impact humain sur la nature, ne sera pas sans conséquences pour certains pays qui seront obligés de fuir ailleurs. En effet, les ravages du changement climatique tels que la baisse de la production agricole, la pénurie d’eau et la hausse du niveau de la mer amèneront plus de 140 millions de personnes d’ici 2050 dans trois régions du monde en développement, ce qui prouve bien que le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle pour de nombreux habitants de la terre. Des femmes et des hommes qui ne se sentiront pas concernés personnellement tant qu’ils ne comprendront pas les conséquences de leur propre vie.

L’une des solutions: renoncer à enfanter!
Une étude a démontré que chez les souris (animal pourtant prolifique) lorsque les ressources nécessaires à leur survie commencent à manquer, ces dernières cessent de se reproduire. Un comportement rationnel qui pourtant continue de choquer les gens lorsqu’on leur suggère de renoncer à enfanter ou de se contenter d’un seul enfant le temps de trouver une solution pour nos ressources. Pourquoi? Parce que dans notre parfait petit monde nombriliste, le supermarché existe et il est plein de ressources! Donc comment prendre conscience qu’avant d’arriver là, il a fallu produire ces ressources et que plus nous serons nombreux à les consommer, plus ces dernières seront compliquées à fournir?

Comment expliquer aussi à chaque individu que son existence pollue malgré sa bonne volonté à changer les choses? Et surtout, comment expliquer qu’une famille qui choisit d’avoir un enfant de moins fournit le même niveau de réduction des émissions de Co2 que 684 adolescents qui décident de recycler leurs déchets durant le reste de leur vie…?

Alors, « heureusement » pour notre monde, par convictions écologiques, des hommes et des femmes ont choisi de renoncer à avoir des enfants pour sauver la planète. Car oui, si cela prête à rire et vous offusque, refuser de faire des enfants est pourtant un geste militant. En effet, cela revient à alléger son empreinte climatique même si les nombrilistes qui vivent dans le monde utopiste des bisounours ont encore du mal à admettre qu’à ce jour, refuser de peser dans l’explosion démographique permet de moins participer à l’épuisement des ressources naturelles de la planète. Une décision à ne pas prendre à la légère.

Ce choix d’enfanter, certains le refusent catégoriquement. C’est le cas notamment de Léa, cette jeune femme qui avait confié à nos confrères de 20 minutes «je ne me vois pas porter la responsabilité de mettre au monde un enfant qui risque de voir la nature se déchaîner, de souffrir du manque d’eau, voir les maladies proliférer, les migrations climatiques dans un climat populiste. Le scénario catastrophe n’est plus du délire, on en voit tous les jours les conséquences… »

Et bien qu’on se le dise, Léa a raison!
Alors pendant que certaines personnes comme elle ne se reproduisent pas pour avoir la conscience tranquille, d’autres travaillent sur la question : «comment allons-nous nourrir les dix milliards de personnes prévues par l’ONU en 2050?» (Car rassurez-vous, on a bien compris que vous étiez pas tous des Léa en puissance et qu’on n’allait pas empêcher les gens de faire des enfants, même si eux-mêmes ont du mal à comprendre qu’on n’aurait pas un monde jojo à leur laisser!)

Du coup, qu’est-ce qu’on pourrait bien donner à becter à cette marée humaine?
Apparemment il y aurait des chances pour que l’on mange un peu plus vegan (c’est pas plus mal), mais comme d’autres personnes nombrilistes revendiquent le droit de manger des protéines animales dans un monde ou pourtant l’élevage intensif est responsable en grande partie des émissions de CO2, on a dû trouver des alternatives!

Dans les prochaines décennies, l’augmentation de la population mondiale et les transitions nutritionnelles en cours dans les pays émergents, suggèrent un accroissement très fort de la demande en protéines. Alors oui, pour remédier à cela, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) n’a vu qu’une seule issue à cette demande, les insectes!
En effet, les protéines insectes sont vues comme une alternative idéale pour répondre à cette demande (ces mêmes insectes qui sont sur le point de subir une extinction massive et dont la population a déjà commencé à décliner, oui, oui…!)

Mais bon, rassurez-vous, outre cette « bonne » nouvelle alimentaire (ironie), demain votre enfant et vous aurez aussi la chance de manger de la bonne viande fabriquée en labo! C’est ce à quoi travaillent les entreprises et les laboratoires privés qui développent, depuis plusieurs années, la conception de viande in vitro, créée à partir de cellules-souches. (Et ma foi, si l’idée choque, elle n’est pas plus choquante que la réalité des abattoirs…!)

« Coton génétiquement modifié », « insectes », « viande in vitro », « microalgues… » Voilà donc environ les quelques alternatives auxquelles les scientifiques songent pour nourrir une humanité en surpopulation. Car oui ,10 milliards d’humains à cohabiter sur Terre en 2050, c’est près de trois milliards de personnes en plus que de nos jours. La faute à qui? Certainement pas aux animaux! Puisque seuls les humains engendrent des humains…

Et la pierre c’est avant tout sur nous qu’on doit la jeter! Cet article n’a absolument pas pour but de vous faire culpabiliser d’avoir des enfants ou d’enfanter. Il n’a pas non plus pour but de vous briser le moral à propos de votre existence ou de vous rendre incapable d’agir. Mais si personne ne le fait, si personne ne vous rappelle qu’à votre échelle vous êtes vous-mêmes concerné dans cette marée humaine, qui le fera?

Le problème de chaque individu c’est qu’il a conscience des conséquences de la vie humaine sur terre, sans pour autant vouloir endosser la responsabilité d’agir personnellement.
On voudrait tous pouvoir vivre, procréer, consommer et acheter à notre guise en se disant que ce n’est pas notre problème et que c’est plutôt celui des États ou de notre voisin, mais C’EST FAUX.

Le véritable grand pas c’est d’au moins admettre notre rôle dans ce monde et d’essayer d’agir à notre niveau.

Quoi que vous fassiez, arrêtez de mettre la tête dans le sable et d’imaginer pour vous rassurer, que votre descendance et votre avenir ne seront pas condamnés comme votre planète par l’inaction de chacun.

Nous constituons un tout… S’il n’y a plus d’animaux, de plantes et de ressources ou même de simples abeilles, alors n’y a plus de vie, il n’y a plus d’humains et il n’y a plus d’avenir. Ne l’oubliez pas.

Enfin pour conclure, je dirai: Ce que l’on veut, on est en train de l’enlever aux autres, parce qu’on ne veut pas se l’enlever à soi.

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