Quelles ressources pour nourrir dix milliards d’êtres humains en 2050?

En 2017 on apprenait selon une étude publiée par l’ONU que la Terre atteindrait une population de 10 milliards d’habitants en 2050. Seulement aujourd’hui un nouveau rapport vient de voir le jour: « Comment nourrir cette surpopulation? » Notre alimentation actuelle étant une faille pour la planète, la solution serait de revoir complètement notre système alimentaire avant qu’il ne soit trop tard.

Imaginez un monde où l’humain est le principal consommateur de ses ressources et dont la population ne cesse de croître. Un monde dans lequel l’humanité souhaite se reproduire en rêvant de mourir le plus tard possible. Un monde où il faudrait nourrir tous ces individus et où les ressources viendraient à manquer de plus en plus…
En raison d’une production alimentaire qui créée des failles climatiques, éthiques et environnementales, ce monde dans lequel tous souhaitent manger à leur faim, franchira les 10 milliards d’êtres humains en 2050 avec une naïveté déconcertante.

En effet, force est de constater que notre civilisation s’enferme dans une certaine utopie, les chercheurs ont voulu répondre à la question: « comment nourrir 10 milliards d’humains, sans abîmer notre planète? »

La réponse a été présentée à travers un rapport qui préconise dès a présent des changements majeurs dans notre système alimentaire. Il a été réalisé en partenariat avec la Banque mondiale, l’ONU ainsi que deux instituts de recherche français, le Cirad et l’Inra.

Marco Springmann, de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, et principal auteur de cette recherche avertit: « Bien que des recherches aient été menées sur des impacts spécifiques sur l’environnement et la santé, aucune étude n’a fourni une vue d’ensemble complète des divers impacts environnementaux du système alimentaire. Comment les réduire et de combien ils devraient être réduits. » Toutefois, selon les experts, pour relever le défi de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, il faudra inévitablement: lutter contre le gaspillage alimentaire, réduire la consommation de viande ou encore gagner en productivité agricole tout en réduisant les gaz à effet de serre…

Une situation alarmante: 
La demande alimentaire devrait augmenter de plus de 50% en 2050 tandis que la demande d’aliments d’origine animale (viande, produits laitiers et œufs) devrait augmenter de près de 70%. Or, l’agriculture exploite environ la moitié des terres végétalisées du monde et génère un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Les élevages intensifs sont d’ailleurs les principaux responsables des émissions d’ammoniaque. En prenant en compte ces problématiques connues, additionnées à d’autres, comme la disponibilité en eau douce ou encore l’utilisation d’engrais, les nouvelles ne sont clairement pas bonnes. Si aucune mesure n’est prise pour accompagner la surpopulation attendue, les impacts environnementaux inhérents à notre système alimentaire pourraient augmenter de 50 à 90% d’ici trente ans.

Les solutions proposées par le rapport ne sont pas des remèdes miracles:
Tout d’abord l’étude propose de réduire la demande en limitant les pertes et les déchets alimentaires, mais surtout de réduire la consommation de viande. En effet, les 2 milliards d’êtres humains qui consomment le plus de viande – essentiellement dans les pays développés – devront diminuer leurs apports en protéines animales de 40%, et les remplacer par des protéines d’origine végétale (fèves, noix, céréales…)

Concernant le poisson, il faudrait d’avantage en consommer en provenance de l’aquaculture (qui demanderait à être améliorée), car la pêche intensive menace les écosystèmes marins.

Parmi les quelques alternatives envisagées également par la science, il se pourrait qu’on mette au point des « vaccins » pour que le bétail rejette moins de méthane, qu’on se mette à consommer des insectes ou encore de la viande in vitro…

L’étude préconise aussi d’utiliser les cultures pour l’alimentation humaine ou animale et non pour les biocarburants et d’utiliser également au mieux les nouvelles technologies et des méthodes agricoles innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de l’agriculture.

Si l’expansion des terres cultivées est inévitable à certains endroits, comme en Afrique par exemple, celle-ci devra être limitée et compensée par l’augmentation de la productivité des cultures. Dans le même temps, il faudra aussi préserver les écosystèmes sauvages et restaurer les forêts et les tourbières dégradées.

Si selon le rapport ces mesures peuvent « aider » l’humanité à se nourrir en 2050, les solutions proposées ne sont en rien des remèdes miracles pour autant. Ceci dit, il est inévitable pour nous de remettre en question notre système d’alimentation dès aujourd’hui.

En conclusion les experts préconisent des changements dès aujourd’hui, car si rien ne bouge, l’humanité courra à sa perte. Il est donc grand temps pour nous de nous remettre en question sur le plan personnel et de limiter la casse en revoyant notre consommation comme le préconise le rapport. Il est également très important d’intégrer ces notions de sensibilisation à l’environnement dans l’éducation de nos enfants, et ce dès le plus jeune age.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s